Humeur du Moment,  Sous la couette

Assumez-vous !!!!

Je trouve que depuis quelque temps les réseaux sociaux (surtout Twitter) sont devenus un vaste terrain de chasse pour assoiffés de sexe… Pourquoi pas me direz-vous ? Tout à fait, mais pas dans le mensonge !

 

Pour ma part, j’assume la personne que je suis avec mes qualités et mes défauts. Quand on me demande de me décrire, je dis toujours que je suis une gentille petite baleine, curieuse, polyamoureuse, pleinement investie dans son boulot… Alors, j’entends déjà G. râler devant son écran en lisant mes précédents mots. Oui, je sais que je ne ressemble pas à une petite baleine depuis que j’ai réussi à perdre mes 20 kg, mais c’est encore ainsi que je me vois…

 

Pour revenir à notre sujet du jour, je suis réapparue sur les réseaux pour dynamiser mes relations sociales. De nature ouverte, j’aime rencontrer de nouvelles personnes, parce que toutes ses rencontres m’enrichissent, mais je n’ai pas forcément envie de coucher avec tout le monde. Si tu es ouverte à la discussion, tu peux connaître en ligne des personnes vraiment sympas ! Pour moi, l’amitié est très importante, car les amis sont toujours là dans les coups durs de la vie. J’assume également totalement mon adoration pour les galipettes, mais je ne confonds jamais amitié et amour.

 

Mais, dès que les hommes voient le terme polyamoureux dans mon profil sur les réseaux sociaux, ils pensent que c’est open-bar. Eh bah, non !!! Polyamoureuse n’est pas synonyme de nymphomane, ni de marie-couche-toi-là… Je suis quelqu’un qui a besoin de connaitre l’autre pour s’abandonner sous une couette, alors les mensonges, les cachotteries sont des choses rédhibitoires pour entretenir même une simple relation d’amitié. En plus, j’adore la réciprocité dans tout ce que je fais. Ces règles claires sont pourtant dures à assimiler pour certains… et je ne compte pas le nombre de photos non sollicitées reçues. Je pourrais ouvrir une galerie.

 

Sur les réseaux sociaux, j’ai rencontré quelques personnages hauts en couleur qui m’ont fait m’interroger profondément sur mes relations aux autres et comprendre que je vivais parfois dans un monde de Bisounours. Pour eux, Internet s’apparente à un inépuisable « magasin de bonbons ». Ils ne veulent rien de sérieux, les conversations s’arrêtent du jour au lendemain sans explication. Ils passent d’une fille à l’autre jusqu’à trouver ce qu’ils cherchent ou qu’ils se fassent choper par leur partenaire.

 

Dans les premiers jours de mon retour sur les réseaux sociaux, j’ai fait la rencontre d’un homme sympathique. Le courant est tout de suite passé entre nous. Nous pouvions passer des heures à papoter. Il m’a apporté une certaine sagesse (ce qui lui valut le doux surnom de Bouddha) au moment des grosses turbulences de mon existence et j’ai compris assez rapidement qu’il connaissait quelques difficultés au sein de son couple. Alors, il allait chercher sur les réseaux ce qu’il ne trouvait plus à la maison, allant jusqu’à mentir sur son âge, son prénom pour mieux séparer sa vie virtuelle de sa vie réelle. Ses nombreux déplacements lui permettaient de se confier à moi (eh oui, j’aime bien être le rôle de confidente) et nous sommes devenus des « amants » virtuels (vive les joujous connectés). Mais, dès l’instant où il a eu peur de se faire démasquer par sa femme (ou la peur que cela devienne trop sérieux entre nous), il a rompu les amarres du jour au lendemain. Il a simplement disparu, les jeunes diraient qu’il m’a ghostée.

 

Ensuite, j’ai rencontré un nounours qui m’a assuré que son cœur était cadenassé à la suite de ses différentes relations. J’essayais de comprendre ce cadenas, mais il restait bien mystérieux, peu enclin à s’épancher. D’après ses dires, il ne recherchait qu’une « sex-friend ». À l’époque, en pleine séparation, je m’étais dit pourquoi pas, j’avais envisagé la question sérieusement, mais ce n’était pas réellement ce que je souhaitais dans ma ruche et j’ai découvert que ce nounours courait plusieurs lièvres à la fois, mais surtout que quelques semaines après notre rencontre, il se mettait en couple avec une femme à qui il a promis d’être son refuge pour des années… J’ai souffert d’avoir été prise pour une conne, mais cela m’a permis de grandir. J’ai toujours tenu mes promesses à son encontre, contrairement à lui. Il m’a permis de comprendre que les hommes sont capables de tout pour obtenir votre cul…

 

Puis, j’ai fait la connaissance d’un gentil garçon à qui j’ai remonté le moral pendant tout le confinement. Rien d’ambigu entre nous et cela me convenait parfaitement. Dès qu’il a pu sortir de chez lui, il a disparu… Les relations, qui ne sont pas inscrites dans la vie réelle, s’évanouissent aussi rapidement qu’elles sont apparues.

 

Enfin, j’ai fait la connaissance de Tranquillou, un adorable rayon de soleil. Avec lui, les choses sont claires. Il ne désire aucune attache, il aime être un électron libre de vos couettes, mesdames, mais vous ne lui passerez en aucun cas la corde au cou. Nous nous sommes liés d’amitié, au point que je suis en train de lui rendre hommage dans mon second roman, qui est en cours de rédaction. Plus âgé que moi, il m’apporte une bouffée d’oxygène en me racontant tous ses crushs, ses petites histoires. J’adore être sa confidente, comme il est le mien. Il trouve toujours un côté positif aux aléas de la vie. Il prend tout avec le sourire. Ce que j’apprécie chez lui, c’est son attitude décomplexée sur ses galipettes. Il s’assume pleinement et c’est agréable.

 

Alors, messieurs, vous avez envie d’infidélité, assumez-vous et arrêtez de mentir. Si les règles sont claires dès le départ, vous pourrez vivre de belles expériences. En plus, certaines ne refuseront pas de batifoler avec vous sous une couette même si elles savent que vous êtes mariés. Pour ma part, c’est toujours après l’accord de votre femme.

 

Comme le prouvent mes différentes expériences, l’infidélité est encore d’actualité. Les réseaux sociaux l’ont facilité d’une certaine manière. Plus de 33 % des personnes interrogées dans une récente étude sur la cyberinfidélité ont avoué avoir déjà fait preuve d’infidélité émotionnelle par l’intermédiaire d’Internet (lire : flirter en ligne dans le dos de leur partenaire), et 17,3 % ont reconnu avoir eu sur la Toile des échanges à caractère sexuel avec un partenaire autre que leur conjoint. Arrêtez de vous faire des ulcères à l’estomac, acceptez tels que vous êtes, avouez tout et vous vous sentirez beaucoup mieux. Car, si Internet simplifie la vie pour tromper sa moitié, il augmente aussi les risques de se faire gauler : il suffit par exemple de se tromper de bouton ou de destinataire pour rendre publics les détails d’une infidélité, d’être tagué dans une situation embarrassante, ou de recevoir un tweet d’un ex-amant qui vous aurait retrouvé en ligne…

 

Les USA me manquent pour cela. Je connais la vie amoureuse de mes collègues, car nos sujets de conversations lors de nos pauses café tournent rapidement autour de nos relations amoureuses, de nos parties de jambes en l’air… et elles sont une mine d’or pour mon blog. Allez, demain, tout le monde sur Skype ou WhatsApp pour m’avouer toutes les petites histoires que j’ai ratées en étant confinée en Europe.

xoxo

La Puce

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