On peut aimer s’amuser, mais pas avec n’importe qui…

Malgré la fermeture des frontières et le confinement, j’ai pu revoir mes collègues grâce aux nouvelles technologies… Vive nos amis de WhatsApp et de Skype qui me permettent de rester en lien avec eux à moindres frais. Oui, G., le téléphone aussi, mais le comptable a failli décéder en recevant ma dernière facture et comme j’ai encore besoin de lui, il faut que j’évite les factures astronomiques en l’utilisant avec parcimonie.

Donc, comme je le disais en introduction, j’ai repris mes papotages autour d’une tasse de café (bon chocolat pour moi) par écran interposé. En trois mois, de nombreuses histoires ont eu le temps de se nouer, de se dénouer et quelques interrogations vont venir alimenter ma rubrique « Sous ma couette ». En faisant le ménage dans mon ordinateur (si, si cela m’arrive une fois par an), j’ai retrouvé une ébauche d’un précédent post sur ma situation amoureuse.

Comme la plupart d’entre vous le savent, je suis polyamoureuse et je l’assume totalement. Pour ceux qui auraient raté un chapitre, je vis au sein d’une ruche et j’avais deux hommes dans ma vie, un sur chaque continent. Je redonne pour certains la définition du polyamour.

Le polyamour (de l’anglais polyamory), ou pluriamour, est une orientation sexuelle, dans laquelle nous sommes en relation amoureuse avec plus d’une personne, avec le consentement éclairé de toutes les personnes concernées. Mais, ne confondez pas avec l’adultère, l’infidélité, la polygamie ou le libertinage. C’est un état d’esprit qui refuse la monogamie et la notion de propriété d’un corps.

Le problème dans le fait d’assumer pleinement qui l’on est, c’est que les lourdauds ne comprennent pas nos refus. Ils confondent souvent notre corps avec un open-bar alors qu’en aucun cas, cela ne correspond au polyamour. Alors, souvent, on cache notre identité pour ne pas se faire importuner et pouvoir s’en sortir avec un mensonge qui permet à tout le monde de garder la face, plutôt que de dire franchement merde.

Mais, si vous êtes comme moi très libre sur le sujet, et vous assumant au grand jour, vous ne pouvez pas vous réfugier derrière la fausse excuse de « je ne peux pas, j’ai déjà un copain » (sous-entendant une exclusivité de couple qui n’est pas dans nos gênes). Dans ce cas, dès que le non franchit vos lèvres, souvent le mot salope arrive au galop.

Alors, on est obligé de partir dans quelques explications bien fatigantes à la longue qui se résume comme suit. « Ben oui, on couche avec qui l’on veut, mais que ben non, avec toi, ça ne va pas le faire, sous-entendant que je ne vais pas écarter les cuisses, juste parce que tu en as envie, pour ménager ta susceptibilité de mâle bien viril… Je suis libre de décider avec qui je m’amuse sous une couette et c’est sans appel. Je suis libre dans ce domaine et ce n’est pas un garçon qui va m’imposer quoi que ce soit.

Alors, une bonne fois pour toutes, je prône que chacun peut s’amuser sous une couette sans contrainte, mais uniquement entre adultes consentants et surtout dans un parfait respect et communication entre tous les partenaires. Et sachez que lorsque vous me traitez de salope, je le prends comme un compliment… car si vous regardez sa définition, elle est assez consensuelle : la salope, c’est très exactement la fille qui couche avec qui elle veut (et non pas avec qui veut). Aucune raison que ça soit une injure. Bien au contraire.

Et pour être totalement égalitaire, non, tous les mecs ne sont pas des queutards prêts à sauter sur tout ce qui bouge, et qu’un mec lui aussi a un libre arbitre et peut refuser de coucher avec vous mesdames. Ce qui est valable pour vous, mesdemoiselles, doit l’être aussi pour les hommes. Donc, s’ils ne veulent pas, respectez leur décision.

xoxo

La Puce