Thanksgiving, c’est jeudi…

Thanksgiving arrive à grand pas… C’est la fête la plus importante des États-Unis, qui a lieu tous les ans le quatrième jeudi du mois de novembre. Malgré cette pandémie, mon grand frère de cœur a pris ses billets pour me rejoindre afin qu’on puisse la fêter ensemble, alors que les billets d’avions ne sont vraiment pas donnés en cette période de l’année, puisque beaucoup d’Américains utilisent ce moyen de locomotion pour rentrer dans leur famille pour ce long week-end.

Depuis bientôt 25 ans, je suis attachée à cette fête, qui ne répond à aucun code commercial. Nous sommes juste contents de nous réunir autour d’une dinde pour rendre grâce de l’année écoulée. Aucune surenchère commerciale, puisque nous n’échangeons aucun cadeau. Nous prenons juste le temps d’être ensemble pour manger toujours le même menu et suivre le même planning.

Nous passons une grande partie de notre journée à cuisiner des quantités astronomiques, si bien que nous avons des restes pour tout le week-end. En théorie, le repas de Thanksgiving est un diner, mais son horaire dépend de chacun. Certains vont commencer pour le gouter, tandis que les autres se mettront à table très tardivement vers 20H. Je rappelle que l’horaire habituel du diner aux États-Unis est plutôt vers 18H30.

Chez nous, nous commençons la veille par un repas dinatoire de fête devant le début de notre marathon Harry Potter. Au petit matin, je m’attaque à notre volatil préféré. Il faut un peu de temps pour la faire dorer sans la dessécher en l’arrosant régulièrement. Derrière mes fourneaux, les garçons m’accompagnent pour faire les commis, mais surtout pour papoter, rigoler et regarder la parade de Macy. On perd toute notion du temps à chaque fois qu’on est tous ensemble, et surtout on ne parle pas de boulot, c’est interdit.

Le menu est le même, année après année, comme dans tous les foyers américains. Il existe quelques variations dans les accompagnements et la confection de la sauce au Cranberry en fonction de États, mais la dinde a les honneurs de la table. Tout autre plat serait sacrilège. Il existe bien quelques aberrations culinaires, comme les chamallows grillés sur les patates…

Le dessert de Thanksgiving, c’est mon excellente tarte à la citrouille accompagnée d’une tarte aux pommes, des marshmallows au chocolat et de quelques macarons (afin de faire honneur à mes origines françaises). En général, avant d’arriver au dessert, nous n’en pouvons plus et nous n’avons qu’une seule envie, commater devant le dernier Harry Potter dans le canapé.

Il faut savoir que j’ai besoin de ma famille pour passer Thanskgiving qui m’entraine toujours dans une petite dépression depuis 20 ans, puisque c’est le moment où j’ai connu la plus terrible des épreuves qu’une femme peut subir. Alors je suis reconnaissante à mon grand frère de faire le déplacement malgré la COVID.

Aujourd’hui, je pars à la recherche d’une dinde et en France, ce n’est pas une chose aisée.

xoxo

La Puce