La Plume de la Puce

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En m’installant de l’autre côté de l’Atlantique, j’ai dû faire la rencontre avec de nouvelles habitudes. S’adapter à cette culture fut plus aisée que ce que je pensais en posant le pied sur le sol américain. Il faut reconnaitre que le boss m’a bien aidée, mais j’ai toujours veillé à conserver mon particularisme bien français… J’entretiens avec amour mon mauvais caractère, et surtout mes petits défauts, qui font tout mon charme (si, si je vous l’assure, vous le verrez avec le temps). Alors, faisons un minuscule tour au cœur de mes petites imperfections que vous adorez (je le sais, ne vous cachez pas derrière une fausse pudeur).

Le premier (et pas des moindres) selon vous est ma propension à râler comme tous les français. Alors, d’abord, je ne râle pas, je m’exprime, aussi simple que cela. Je ne vais pas me bouffer la santé, me couvrir de boutons et de plaques en gardant pour moi ce que je pense. En conséquence, je formule ouvertement et à la cantonade ce que je ressens, même si cela ne fait pas plaisir sur le moment. Mais, comme vous l’avez surement remarqué, je ne suis pas rancunière, donc une fois que c’est dit, je tourne la page et je passe à autre chose.

Oui, Mitch, je t’entends déjà dire que je deviens insupportable dès que je manque de sommeil… contrairement à toi, capable de faire la fête toute la nuit et d’assurer une réunion le lendemain aux aurores sans même être repassé par son appartement (il faut avouer que tu as des années d’expérience… et une assistante aux petits soins). Mais, je me révolte, car ce n’est pas vrai, je ne fais que ronchonner (bon OK, ce n’est pas sympa pour les autres, mais de cette façon, ils savent que ce n’est pas le jour pour venir me chatouiller de trop près).

Et ainsi, vous comprenez pourquoi je place toujours un canapé dans mes bureaux. Je peux me lover dedans pour inspecter l’intérieur de mes paupières et reposer mes batteries dès que le besoin s’en fait ressentir. Je vous vois tous vous creuser les neurones pour vous remémorer ma dernière sieste. Alors, ne les grillez pas inutilement et oui, Doudou, je sais que 22 h ne correspond pas à l’heure de la sieste. Ce n’est pas ma faute si je suis incapable de dormir en pleine journée et le seul qui ait réussi cet exploit n’est plus des nôtres et a eu besoin de l’aide de feu Beethoven (il me manque ce gros nounours).

À ce moment-là, pourquoi avoir un canapé dans son bureau ? me direz-vous… Au cas où !!! Ensuite, j’adore me blottir dans un endroit moelleux. Mon cher grand frère, je t’invite tout de suite à oublier la question qui te brûle la langue, à enlever ce sourire lubrique de tes lèvres et à ne pas composer le numéro de Doudou… Donc, évite de perdre de l’énergie, mais si tu as un peu de temps entre deux poulettes, tu peux prendre ton téléphone pour m’appeler… Cela me fera très plaisir.

Je rassure tout le monde, mon canapé ne prend pas la poussière, car je me love davantage dedans que je ne suis assise à mon bureau. C’est selon moi le meilleur endroit pour travailler. Je sais bien que vous êtes toujours horrifiés lorsque vous m’y voyez avec mes dossiers éparpillés sur le sol et autour de moi, mon portable sur les genoux. Mais, c’est ainsi que ma créativité s’exprime le mieux. Le premier qui dit que je n’en ai aucune est mort. J’entends d’ici les soupirs de Doudou qui a dû subir pendant des mois l’invasion de papiers dans notre lit avant qu’il ne mette un véto avec menace de grève de galipettes. Il savait comment obtenir ce qu’il souhaitait. Donc, je vous concède qu’après le canapé, le lit est mon deuxième bureau. Entre les chats, mon ordinateur et mes dossiers, heureusement qu’il est king size.

Titi, mon ancien adjoint, était admiratif de mon manque d’ordre. Non, je ne suis pas bordélique, j’adore juste le chaos organisé qui m’entoure et c’est une des raisons qui m’empêchent d’avoir une assistante, en plus de mon indépendance. Dans ce bordel, je suis plus productive que dans un univers rangé et je sais parfaitement où chaque chose se trouve… Bon, parfois, cela demande un peu de temps ou de réflexions pour les retrouver, mais je ne perds jamais rien, contrairement à certains, et tout est dans mon cerveau. Donc, pas de panique tant que mes neurones ne font pas reset.

Gardez à l’esprit que je mène de front plusieurs dossiers en même temps. J’admets que je peux passer du coq à l’âne, que de me suivre peut s’avérer de temps en temps difficile, surtout quand une idée m’arrive en plein milieu de la nuit. Millefeuille vient d’en faire l’amère expérience avec Patoune Éditions. Non, je ne suis pas hyperactive, j’ai juste un cerveau incapable de survivre à plus de 45 minutes de réunion ou de film, car il tourne en permanence sur de nombreux sujets et parfois une idée merveilleuse (ou pas) en émerge. Il faut que cela sorte, que je la mette sur le papier pour que je me sente bien… Je sais que de recevoir des mails en plein milieu de la nuit n’est pas agréable. Faite comme Bimbo, qui a compris que je ne m’attends pas à une réponse immédiate de votre part. J’ai uniquement besoin de soulager mes neurones pour pouvoir trouver le sommeil ou pour pouvoir passer à une autre occupation, alors ne m’en tenez pas rigueur, si votre téléphone bipe en pleine nuit, car je n’ai pas pensé à l’heure. Je ne sais pas toujours moi-même sur quel fuseau horaire je me situe.

Bon, cessons pour aujourd’hui cette autoflagellation, la liste de mes défauts est encore trop longue et c’est bien de garder un peu de mystère. Mais, vous vous rendez compte à quel point je suis formidable !

xoxo

La Puce

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